Si si, en allumettes

Porte St Pierre Pontarlier   Article EST REPUBLICAIN PONTARLIER le 8 11 2014

 

   Si ce n'est pas moi l'auteur de cette œuvre,  je suis tout aussi fier et reconnaissant de pouvoir l'exposer car outre son aspect figuratif, sa conception reflète les modalités de la vie dans nos campagnes où les hivers rigoureux ont immiscés indirectement, l'avènement de la micro-mécanique et de l'horlogerie. Et bien d'autres phénomènes reliés à la spiritualité...

  J'en profite donc pour afficher un extrait d'un chapitre de mon livre :

Extrait... "Les Monts Jura et la justice originelle"

Dans ces monts proches de la Suisse au XIXe et au début du XXe siècle, en parallèle des industries en bas de vallée, se développa aussi une double activité non négligeable pour les paysans : l’horlogerie et la micromécanique. Dans les fermes du Haut–Doubs il n’était pas rare de voir un atelier adossé coté soleil à ces imposantes demeures. Les longues journées d’hiver, confinés chez soi par la neige, étaient ainsi bien utilisées. Ne dit-on pas que la création est fille de l’angoisse ? Encore de nos jours, les grandes marques de l’industrie du temps ont encore leurs sièges sociaux sur ce massif montagneux… principalement côté suisse.

Encore une fois, j’insiste sur ce fait que : l’activité économique d’une région donne à l’historien beaucoup d’indices. Surtout, lorsque l’on cherche à reconstituer un passé régional relégué au second plan en fonction des découpages administratifs nationaux. En fait, Franche-Comté et Franches-Montagnes (coté Jura Suisse) ont toujours eu des liens très forts, même en période de guerre où l’on pouvait trouver refuge de l’autre côté de la frontière. De nos jours la Suisse est le plus grand employeur des Francs-Comtois.

Le massif du Jura, de part sa situation géographique, est le carrefour des voies de communications fluviales et terrestres dans le prolongement du Rhin, du Rhône et du Danube (route de la soie… donc de l’Orient). Aussi, bien au-delà de ce qu’on pourrait imaginer et craindre, comme évoqué plus haut, le principal vecteur de la civilisation ne sont pas les guerres ou les révolutions, mais le commerce ! Avec aussi, en corrélation avec l’objet descriptif de ce livre : l’avènement de la religion.

Conditionnement qui, s’il pouvait se résumer en une phrase, se traduirait ainsi " Savoir faire c’est bien, faire savoir c’est mieux! "

Donc cette région charnière porte dans sa dénomination " Franche-Comté " les stigmates de sa fonction et de son histoire ! Si de nos jours le découpage administratif en département, ne permet pas en France aux régions de s’affirmer, non seulement en leurs propres entités mais en pôle économiques, il n’en a pas été de même au cours de l’histoire et ce carrefour commercial de conquêtes en changement de statuts demeure à l’heure de l’Europe communautaire un enjeu incontournable. Nous verrons, tout au long de ces pages, le rôle structurel, - voire institutionnel - qu’une telle position centrale peut interférer encore de nos jours… et aiguiller l’avenir.

À me rependre sur un passé certes digne d’intérêt pour les locaux ou autres nostalgiques d’une époque, bien que présentée ici comme obscure pour la plupart, mais ayant la saveur du bon vieux temps pour d’autres, certains doivent se demander où je veux en venir et l’intérêt pour eux à poursuivre ces lignes… Je choisis donc ce moment pour faire à la plupart d’entre vous, chers lecteurs, une révélation qui, devrait suffisamment intriguer et inciter à poursuivre.

Le mot : JURA, du latin JUSS, JURIS signifierait " LE DROIT, LA JUSTICE… " ce qui viendrait donc corroborer ma description ci avant… à savoir, que les statuts de franchises obtenus par cette région au cours de l’histoire, proviennent d’une entité religieuse très ancienne pour qui ce massif montagneux et ses marges, étaient considérés à l’époque comme une " Terre sacrée ", soit par la suite une zone franche ! D’où une dénomination qui en représente la fonction… l’idée de justice indépendante et franche dans ses statuts respectés à laquelle nous aspirons tant, serait en fait une émanation d’un ancien mythe universel que je m’évertue tout au long de cet ouvrage à retranscrire… à savoir " Le culte du Soleil ". Notre civilisation, soit nos grandes religions, en seraient l’émanation.

Inutile de vous dire les répercussions que cela entraînerait si je parvenais à le démontrer. À ce niveau, suivant mes moyens et comme le " temple du consensus " ou " postulat établi " est bien gardé, que ce soit par les différentes obédiences religieuses ou laïques, je me cantonne donc au " roman-historique ". Ce livre aura au moins le mérite d’exister… gageons pourtant qu’à l’ère d’Internet… cette publication fera son chemin.

Pour autant, sans prétendre parvenir à dissiper le scepticisme bien-pensant de nos érudits académiques, aurais je mis le doigt sur des concepts dont l’élaboration en ces lieux restaient jusque là insoupçonnée… comme la rencontre avec le bouddhisme. Dont le radical, dénominatif et fonctionnel, se décèle dans le nom des Mandubiens (habitants d’Alésia : Bello Gallico, chapitre 68, livre 7)… " Dub " étant l’inverse de " Bud " qui en Sanskrit signifie  " Eveil… " Donc, comme usité autrefois, chez les populations illettrées, par métathèse (inversion du mot) on obtient : " dub " = " le sommeil ou la mort ". Donc le JURA (jour) serait la terre des morts… soit le Nirvana ou Paradis…